Le nouveau défenseur olympien nous a accueillis dans la quiétude de l'hôtel Royal Hermitage d'Evian. Plus timide que l'image qu'il dégage, il commente ses premiers jours olympiens, son intégration réussie et sa joie d'avoir signé à l'OM.
«Je suis mort, on m'a tué». Malgré sa carrure de puncheur, Souleymane Diawara digère avec douleur le travail physique trois jours seulement après son arrivée à l'OM. Normal pour un joueur en reprise qui prévient : «je sens que ça va payer pour la saison.»
«Souley» ou «Soul'» comme on le surnomme n'est pas du genre à s'arrêter devant une préparation musclée. Ce solide défenseur a démontré sur les terrains qu'il était du genre à encaisser. Et pourtant, malgré sa réputation de faiseur d'ambiance, le garçon la joue réservé pour ses premiers pas olympiens. «J'ai été mis à l'aise dès mon premier jour mais il y a toujours mon côté un peu timide, c'est normal car je ne les connais que depuis trois jours, explique-t-il, je ne vais pas faire comme si j'étais un ancien. Je reste un peu calme et au fil du temps ça va aller mieux.»
Nul doute que son intégration se fera fissa quand on voit son aisance au sein du groupe, aidé en cela par les anciens havrais Steve Mandanda et Mamadou Niang. Ce dernier étant son ami depuis l'enfance. Lui habitant au 150, l'attaquant au 148 dans le quartier de Caucriauville de la cité normande. «C'est plus que de l'amitié entre nous» dit-il alors qu'il a suivi l'évolution exponentielle de son pote : «Je ne suis pas étonné. Quand on faisait des tournois de jeunes en salles, on voyait qu'il était au-dessus de nous tous. Et je sais qu'il n'a pas encore fini de progresser.»